Lamartine, extraits de
Un
monde est assoupi sous la voûte des cieux ?
Mais
dans la voûte même où s'élèvent mes yeux,
Que
de mondes nouveaux, que de soleils sans nombre,
Trahis
par leur splendeur, étincellent dans l'ombre !
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À chaque veille, un sage audacieux
Dans
l'espace sans bords s'ouvre de nouveaux cieux :
Depuis
que le cristal qui rapproche les mondes
Perce
du vaste éther les distances profondes,
...
Les
cieux se sont ouverts comme une voûte sombre
Qui
laisse en se brisant évanouir son ombre ;
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Chaque
tache de lait qui blanchit l'horizon,
Chaque
teinte du ciel qui n'a pas même un nom,
Sont
autant de soleils, rois d'autant de systèmes,
Qui,
de seconds soleils se couronnant eux-mêmes,
Guident,
en gravitant dans ces immensités,
Cent
planètes brûlant de leurs feux empruntés,
Et
tiennent dans l'éther chacune autant de place
Que
le soleil de l'homme en tournant en embrasse,
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